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Eurexpo Lyon - Chassieu
9,10,11 Novembre 2012
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Renault 5 Turbo

 

Quel excellent souvenir dans ma carrière de metteur au point que d'avoir participé avec Renault Sport au développement du modèle de série Renault 5 Turbo 1 et 2, ainsi qu'aux dérivés compétitions qu'étaient

la Groupe 4, la Groupe B, et la Maxi Turbo !

La Renault 5 Turbo est restée un modèle tout à fait marginal chez un constructeur généraliste.

Sortir cette fabuleuse voiture des standards habituels, avec un style si particulier, et une complexité technique si remarquable pour être passée d'une traction avant à une propulsion à moteur turbo,

c'était à l'époque un véritable défi technologique.

Deux saisons de rallye en 1984 et 1985 m'ont procuré des sensations fortes, et le titre de champion de France des rallyes 1985 en deuxième division avec la Renault 5 Turbo "Tour de Corse" fera à jamais

de cette voiture un de mes meilleurs souvenirs.

 

Alain Serpaggi

coj19843370103h

 

1- LA GENESE

 

La naissance d'un mythe

 

La Renault 5 Turbo est encore, et pour longtemps, une voiture adulée, recherchée, convoitée. C'est au Salon de Paris, en octobre 1978, que cet ovni est venu révolutionner le petit monde de l'automobile sportive.

Cette bombe, qui n'était encore qu'une maquette statique, a fait couler beaucoup d'encre, a suscité bien des convoitises, a gagné de nombreuses épreuves ; bref s'est inscrite au firmament des automobiles immortelles, t

ant elle a marqué son époque.

 

L'idée d'une voiture "vitrine" pour dynamiser la gamme des Renault 5 est née au tout début de 1976, dans une confortable Renault 16, un soir, sur le trajet Dieppe-Billancourt. Après une journée de travail,

Jean Terramorsi et son adjoint Henri Lherm regagnent leur domicile, et discutent à bâtons rompus d'une R5 très spéciale, "qui pourrait briller en compétition, qui complèterait la gamme, et, pourquoi pas, serait équipée d'un turbo", puisque c'est alors le credo de la Régie Renault. "Oui, ce serait la première voiture française à moteur essence turbocompressé, construite en série".

Jean Terramorsi sait alors, mieux que personne, les efforts déployés dans l'Entreprise pour la Formule 1 et la conquête du Mans, avec cette technique très spéciale.

Jean Terramorsi, qui rêve tout haut devant son adjoint, officie à la Direction du Produit, en charge des petites séries. Cette idée de Renault 5 Turbo, il va la proposer à sa hiérarchie

et notamment à Bernard Hanon alors P.D.G. de la Régie Renault, et à Gérard Larrousse, patron de Renault Sport. Puis, Jean Terramorsi mettra sa petite bombe sur les rails, avant de disparaître le 26 août 1976.

Il ne verra donc pas son "enfant", cette voiture dont il a rêvé tout haut.

 

Le projet N°822 : place aux ingénieurs

 

Entre 1976 et le salon de Paris 1978, Michel Têtu et les ingénieurs du Berex à Dieppe vont être mis à contribution pour élaborer la mécanique et le châssis, puis sortir un premier prototype dans le plus grand secret.

Dans le même temps, chez Bertone en Italie, au Centre de style Renault de Rueil-Malmaison, chez Alpine à Dieppe et à Cerizay chez Heuliez, tout le monde travaille d'arrache pied,

qui au style, qui au châssis, qui à l'industrialisation de la future Renault 5 Turbo, dont le nom de code est 822.

 

C'est une voiture élaborée à Dieppe, de couleur noire et pilotée par Guy Fréquelin que le public va découvrir dans la presse en novembre 1978.

La révélation de ce proto roulant sur le circuit de Lédenon, un mois après la présentation au salon de Paris constituera un événement choc.

D'autres prototypes seront construits à Dieppe : 822-01, 822-02 et 822-03. C'est cette dernière voiture qui va débuter en compétition avec Guy Fréquelin à son volant au Giro 1979.

Un abandon, moteur cassé, soldera cet évènement, mais face à une redoutable concurrence, la petite bombe de la Régie Renault a eu le temps d'impressionner spectateurs et journalistes.

Mais rien ne décourage la petite équipe de Dieppe où Alain Serpaggi effectue des milliers de kilomètres pour mettre au point ce redoutable engin. Il pilotera d'ailleurs les différents prototypes qui seront élaborés.

C'est lui qui mettra véritablement au point la Renault 5 Turbo.

 

 

Mais pour décrocher ses homologations en compétition, la "Turbo" doit être commercialisée et elle sera donc produite en série.

 

La production de série : Renault 5 Turbo

 

C'est le 20 mai 1980 que démarre officiellement la fabrication des Renault 5 Turbo, une voiture hors normes aux niveaux de finition limités dans un premier temps : modèle unique,

quasiment pas d'options et deux couleurs au choix : Bleu Olympe ou Rouge Grenade. Les voitures bleues possèdent un intérieur rouge, et vice versa.

 

 

Fiche technique Renault 5 Turbo référence R 8220 :

 

Moteur : 4 cylindres en ligne

Emplacement : central longitudinal

Cylindrée : 1397 cm3

Alésage x course : 76 x 77 mm

Rapport volumétrique : 7 :1

Puissance maxi : 160 ch à 6000 tr/mn

Couple maxi : 21,4 mkg à 3250 tr/mn

Distribution : arbre à cames latéral

Refroidissement : liquide

Alimentation : injection électronique Bosch K Jetronic. Suralimentation : turbo Garrett T3

Puissance administrative : 6 CV

Transmission : aux roues arrière

Embrayage : bidisque

Boîte de vitesses : 5 rapports

Type de carrosserie : monocoque acier, 2 places

Suspensions : triangles superposés avant et arrière, barres de torsion, barres antiroulis, amortisseurs télescopiques.

Freins : disques ventilés avant et arrière.

Direction : à crémaillère .

Pneumatiques : 190/55 HR 340 à l'avant et 220/55 VR 365 à l'arrière

Poids : 970 kg

Vitesse maxi : 200 km/h

400 m départ arrêté : 15,15 sec

1000 m départ arrêté : 28,4 sec

 

Rappelons que c'est à Flins que sont construites les caisses de Renault 5. De là elles prennent la route de Cerisay pour être transformées chez le célèbre carrossier Heuliez :

allongement des caisses de 5 cm, pavillon de toit et portes en aluminium, installation d'une barre anti rapprochement à l'avant, etc.

Réexpédiées par camions chez Alpine à Dieppe, elles y seront assemblées : ailes avant, ailes arrière et capot en polyester, ensemble moteur équipé de son turbo Garrett, boîte 5, habillage intérieur, peinture.

Suivront pour chaque voiture un essai sur route dans la campagne normande, puis un nouveau contrôle qualité.

Il faut faire vite car les 400 exemplaires en vue d'homologation doivent être présentés aux instances de la FIA.

C'est ainsi que les abords, les allées, les pelouses de l'usine Alpine de l'avenue de Bréauté vont être constellées de Renault 5 Turbo en attente, avant de prendre le chemin des concessions.

 

coa19800100212h

Construites à 802 exemplaires en 1980, mais portant le millésime 1981, les Renault 5 Turbo vont devenir la coqueluche des amateurs de sportives

qui n'ont de choix en France qu'entre cette dernière et les Alpine A 310 V6.

coa19800100213h

 

Le millésime 1982 comporte de menus changements dont un échangeur plus performant, des portes en tôle - adieu aluminium - et de nouvelles teintes de carrosseries.

Notons que La Renault 5 Turbo, dite improprement Turbo 1 pour la différencier de la Turbo 2, a été produite à 536 exemplaires en 1981 et à 352 exemplaires l'année suivante.

 

coj19813390106h

 

La production de série : Renault 5 Turbo 2

 

Au Salon de Paris 1982, Renault présente la Renault 5 Turbo 2 qui diffère du modèle précédent avant tout par son aménagement intérieur.

C'est donc au millésime 1983 que la Renault 5 Turbo changera plus radicalement en abandonnant son habitacle et ses sièges sophistiqués signés Bertone,

pour les éléments, sièges et garnitures intérieures de Renault 5 Alpine Turbo. Les caractéristiques techniques principales des deux modèles sont quasiment les mêmes,

au point de conserver le numéro type : R 8220. Sur la balance, la Turbo 2 accusera 30 kg supplémentaires.

Plus lourde peut être, mais moins chère, elle coûte en 1983 102 000 F au lieu des 115 000 F demandés pour le modèle précédent...

 

A la fin de l'année 1983, il est clair que le devenir sportif de la voiture passe par une série spéciale de 200 Renault 5 Turbo dont la cylindrée du moteur est revue à la hausse pour entrer dans la classe 2 litres : l

a type 8221 est construite pour l'unique raison d'homologation sportive en Groupe B du championnat du monde des rallyes.

3167 Renault 5 Turbo 2 seront produites de 1982 à 1986.

 

 


2- LA COURSE, UNE RAISON D'ETRE

 

La "petite bombe des rallyes"

 

Pour la saison 1980-1981, le programme rallye Renault Sport n'est pas très ambitieux, il n'est prévu d'engager qu'une seule Renault 5 Turbo officielle dans les différents championnats nationaux et internationaux.

Un an après le Giro 1979 et son demi-échec, on retrouve la Renault 5 Turbo mise au standard Groupe 4 pour le Tour de France automobile 1980.

C'est Jean Ragnotti qui est cette fois au volant, avec Jean Marc Andrié sur le siège du passager. Les deux amis passent alors tout près de l'exploit.

 

 

 

Même chose quelques mois plus tard au Tour de Corse, quand un problème de crevaison leur coûte la victoire. Il faudra attendre la quatrième participation en rallye pour décrocher le premier succès.

Au rallye de Monte Carlo 1981, l'équipage Ragnotti-Andrié remporte une victoire amplement méritée par toute l'équipe Renault Sport avec à sa tête Patrick Landon, sans oublier les mécaniciens,

l'ingénieur François Bernard, qui fit beaucoup pour le développement de cette voiture, ainsi que les frères Bozian, motoristes de cette aventure hautement sportive.

 

On n'oubliera pas, en 1982, la version Cévennes de la Renault 5 Turbo, sorte de Compétition client Groupe 4, quasiment prête à courir au prix de 217 700 F.

Elle fut élaborée sur les spécifications et les enseignements de la voiture de Jean Ragnotti ; une référence !

 

En 1983 le Groupe 4 fait place au Groupe B qui verra évoluer les voitures les plus puissantes jamais construites pour le rallye, mais aussi les plus dangereuses.

Pour ce faire sort la Renault 5 turbo Type Tour de Corse qui répond aux critères du Groupe B, et qui est homologuée en janvier 1983. Sa puissance est de 240 ch à 7000 trs/mn.

Son handicap par rapport à ses concurrentes réside dans ses pneumatiques trop étroits, sans la possibilité d'en utiliser d'autres, avec des conséquences dramatiques sur la tenue de route.

 

coj19813420101h

C'est pourquoi, en 1984 la Renault 5 Turbo 822 évolue en 8221 pour avoir notamment la possibilité de chausser la future Renault 5 Turbo Maxi de pneumatiques plus larges en compétition.

Cette évolution "maximum" pour la saison 1985 est rendue possible par l'augmentation de la cylindrée qui passe à 1526 cm3 et 350 ch. Plus de puissance, plus de couple,

un gros travail sur le poids qui passe à 905 kg, des gros freins, une direction plus directe, des nouveaux amortisseurs. La Maxi est l'ultime évolution de la Renault 5 Turbo.

Bien née, la Renault 5 Turbo Maxi va entamer sa saison 1985 qui sera son chant du cygne. Après plusieurs drames, la Fédération renoncera à faire courir ces voitures hors normes que sont les Groupe B à la fin de 1986. Mais pour la Renault 5 Turbo c'est 1985 qui la verra disparaître, bien qu'une super Renault 5 Turbo Maxi Plus, version à quatre roues motrices, ait été un temps envisagée.

 

Les grandes victoires en rallye de la Renault 5 Turbo:

 

1981

Rallye de Monte Carlo (Ragnotti-Andrié)

Rallye de Yougoslavie (Krupa-Mytowski)

Hebros Rally (Ferjancz-Tandari)

Rallye Lyon Charbonnières (Saby-Sévelinge)

Rallye de Lorraine (Saby-Sappey)

Rallye du Mont Blanc (Saby-Sappey)

Rallye du Var (de Meyer- Brezzo)

 

1982

Tour de Corse (Ragnotti-Andrié) Illustration : COH19823070102 : RAGNOTTI/ANDRIE, TOUR DE CORSE 1982

Rallye Skoda (Ferjancz-Tandari)

Hebros Rallye (Ferjancz-Tandari)

Rallye des Garrigues (Saby-Sappey)

Critérium Alpin-Behra (Thérier-Vial) Illustration : COH19823060001 : RAGNOTTI/ANDRIE, Critérium Alpin-Behra, 1982

Rallye Terre de Provence (Chatriot-Peuvergne)

Rallye du Mont Blanc (Saby-Sappey)

Rallye des 1000 Pistes (Thérier-Vial)

Rallye de Biarritz (Thérier-Vial)

 

1983

Rallye Gunaydir (Tchoubrikov-Tchoubrikov)

Rallye du Danube (Ferjancz-Tandari)

Hebros Rallye (Tchoubrikov-Tchoubrikov)

Rallye des Asturies (Ortiz-Minguez)

Rallye d'Antibes (Thérier-Vial)

Critérium Alpin-Behra (Saby-Williams)

Rallye Provence (Saby-Williams)

 

1984

Rallye du Danube (Ferjancz-Tandari)

Critérium Alpin-Behra (Ragnotti-Thimonier)

Rallye du Mont Blanc (Ragnotti-Thimonier)

Tour de France automobile (Ragnotti-Thimonier) Illustration : COJ19843370103 : RAGNOTTI/THIMONIER, CRITERIUM ALPIN TOUR DE FRANCE AUTOMOBILE

 

1985

Tour de Corse (Ragnotti-Thimonier)

Rallye du Danube (Ferjancz-Tandari)

Rallye d'Ypres (Ragnotti-Thimonier)

Rallye Vida (Ferjancz-Tandari)

Rallye du Touquet (Chatriot-Perin)

Rallye du Mont Blanc (Chatriot-Perin)

Tour de France automobile (Ragnotti-Thimonier)

Rallye d'Alsace (Ragnotti-Thimonier)

Rallye du Var (Chatriot-Perin)

 

1986

Rallye du Portugal (Moutinho-Fortes)

Tour du Portugal (Moutinho-Fortes)

Rallye de Pologne (Kumzic-Sali)

Rallye Corte Ingles (Sainz-Boto)

Rallye des Garrigues (Chatriot-Perin)

Critérium Alpin-Behra (Chatriot-Perin)

Tour de France automobile (Chatriot-Perin)

Rallye du Var (Chatriot-Perin)

 

 

La Coupe d'Europe Renault 5 Turbo : 1981-1984

 

Cette Coupe organisée par le Service Promotion de Renault est la toute première formule monotype à turbo et elle connaît immédiatement un succès énorme.

En effet, richement dotée, elle est souvent disputée en lever de rideau des Grands Prix de Formule 1, ou des 24 Heures du Mans. De plus, elle séduit des pilotes de renom,

comme Jean Ragnotti cumulant les succès sur circuit et sur rallye, ou Jan Lammers, l'ex-pilote de Formule 1, en 1983-1984.

 

C'est en 1981, à Hockenheim, qu'est donné le coup d'envoi de la première Coupe d'Europe Renault 5 Turbo Elf.

Les véhicules de compétition sont des Renault 5 Turbo d'origine R8220 sur lesquelles sont adaptés les accessoires classiques (mais obligatoires) de sécurité comme un arceau,

un harnais, un extincteur, ou un coupe-circuit... Au fil des ans, l'esprit de cette réglementation technique ne subit aucun changement radical,

excepté un système de condamnation du système de réglage de la pression turbo, afin d'éviter toute tricherie.

La saison 1983 a tout de même cette particularité de voir s'affronter des Turbo 1 et des Turbo 2.

 

 

 

1981 :

Jean Ragnotti, 1981

coh19813500201h

1982 :

.GOUHIER - BERNARD HANON SUR LE PODIUM, MONACO 1982.

coh19823060201h


3- LES VERSIONS COMPETITION DE LA RENAULT 5 TURBO

.

 

RENAULT 5 TURBO TYPE CEVENNES

Avec la 2ème place de Ragnotti-Andrié au rallye des Cévennes en 1980, Renault Sport offre à la Renault 5 Turbo sa première évolution compétition-client en Groupe 4,

en la baptisant du nom de ce rallye. La version "Cévennes" pouvait être vendue "clé en main" par les usines de Dieppe, ou pouvait s'obtenir par le montage d'un kit spécifique de compétition

à partir d'une Renault 5 Turbo de série (300 heures de travail). Avant tout, la Renault 5 Turbo "Cévennes" était une base à retravailler pour en accroître les performances.

En février/mars 1982, avec le retour d'un Championnat de France mixte (goudron et terre), Renault Sport optimisera la version désormais dénommée "Cévennes 2", toujours homologuée en groupe 4.

 

Date de commercialisation : Juin 1981

Nombre d'exemplaires produits : 20 (clientèle compétition)

Couleurs : carrosserie jaune Renault, intérieur noir

Carrosserie-coque : renforcée "asphalte" en de nombreux points

Moteur : de série, pré-équipé d'un kit compétition portant la puissance à 185 CV.

Boîte de vitesses : Pignonnerie rallye 5 rapports

Freins : 4 disques ventilés et percés avec répartiteur de freinage manuel dans l'habitacle.

Roues : jantes de série équipées de pneumatiques TRX VR Michelin

Arceau de sécurité : 10 points

Poids : 925 kg

 

 

 

RENAULT 5 TURBO TYPE TOUR DE CORSE

 

Après sa victoire au Tour de Corse 1982, Renault Sport voulut faire bénéficier les clients sportifs de l'expérience acquise au plus haut niveau avec les voitures d'usine,

comme cela avait été le cas avec la type "Cévennes". La Renault 5 Turbo "Tour de Corse" répond à la nouvelle réglementation de la FISA sur le Groupe B.

Dans la logique de sa politique "client", Renault Sport vendait soit la voiture "clé en main", soit le kit d'adaptation sur les voitures de série.

La "Tour de Corse" client était aussi destinée à être modifiée, à évoluer vers la définition MAXI Groupe B conforme à la voiture officielle.

 

Date de commercialisation : Janvier 1983

Nombre d'exemplaires produits : 20 (clientèle compétition)

Couleurs : carrosserie jaune Renault, boucliers avant et arrière blancs

Carrosserie-coque : rigidifiée et composée d'une monocoque en tôle d'acier

Moteur : 1397 cm3 suralimenté par Turbo Garrett T3, de 240 à 285 CV selon kit d'équipement

Boîte de vitesses : Pignonnerie rallye 5 rapports

Freins : 4 disques ventilés radialement et percés avec répartiteur de freinage manuel dans l'habitacle.

Roues : jantes "Minilite" équipées de pneumatiques TRX Michelin

Arceau de sécurité : 6 points

Poids : 930 kg

 

 

 

RENAULT MAXI 5 TURBO

 

Alors que les voitures à quatre roues motrices sont intouchables, la Régie veut faire de la Renault Maxi 5 Turbo la plus performante des deux roues motrices sur l'asphalte en changeant de classe de cylindrée.

Il faut dire que la nouvelle législation du Groupe B avait fortement pénalisé la Renault 5 Turbo.

La refonte est donc totale et, de fait, la Renault 5 Turbo dans son ultime version effectue un véritable bon en avant sur trois axes principaux : moteur, suspensions et aérodynamique.

 

Date de commercialisation : 1985

Nombre d'exemplaires produits : 20

Couleur : blanc nacré à la sortie d'usine

Carrosserie-coque : coque acier avec pavillon en aluminium, rigidifiée, carrosserie étudiée en soufflerie.

Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 527 cm3, 350 ch, turbo compresseur

Boîte de vitesses : Pignonnerie rallye 5 rapports

Freins : 4 disques ventilés en fonte

Roues : jantes monobloc Speedline en magnésium, équipées de pneumatiques TB 20 Michelin

Arceau de sécurité : arceau-cage en aluminium, 18 points

Poids : 905 kg

Prototype Maxi turbo 1984

coa19840690101h

 

 

RENAULT 5 TURBO 2 "PRODUCTION"

 

Mécanique surpuissante, grâce à une grande liberté de la réglementation technique, la "Production" fut créée pour être une formule spectaculaire des circuits.

Elle devait être néanmoins dérivée d'un modèle en production régulière. C'est pourquoi Patrick Landon, en charge du projet dès fin 1984,

réalisa rapidement une voiture plus proche de la Renault 5 Turbo 2 que de la Maxi 5 Turbo. Dès 1985, une Renault 5 Turbo "Production"

remporta un certain succès entre les mains de Jean-Louis Bousquet, qui récidiva l'année suivante en terminant 4e du championnat, avec deux victoires,

et permit à Renault de s'adjuger la seconde place au classement constructeurs avec l'aide de Jean Ragnotti. Pour 1987, trois voitures sont préparées (Bousquet, Ragnotti, Comas)

et redéfinies pour de plus de stabilité. Cette voiture encore mieux affûtée remporte avec Erik Comas le championnat de Superproduction, les Renault franchissant 6 fois en tête la ligne d'arrivée.

 

Date de commercialisation : 1985

Nombre d'exemplaires produits : 6

Carrosserie-coque : coque en acier autoporteuse renforcée et arceau-cage en aluminium.

Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 419 cm3, 370 ch, turbo compresseur

Boîte de vitesses : 5 rapports

Freins : 4 disques ventilés radialement et percés

Poids minimum : 1060 kg

.

 

 

4- LES PERSONNAGES MARQUANTS DE LA RENAULT 5 TURBO

 

Jean Ragnotti . 1982

Le plus populaire, le plus titré, le plus excentrique, le plus joyeux, le plus aimable et sans doute le plus talentueux de tous les pilotes de Renault 5 Turbo,

est sans conteste Jean Ragnotti. Vainqueur de deux épreuves du Championnat du monde des Rallyes - Monte Carlo 1981 et Tour de Corse 1982- Jeannot signera

les plus belles pages de l'histoire de la Renault 5 Turbo.

On n'oubliera pas d'associer aux succès de Jean le nom de son premier coéquipier attitré, Jean-Marc Andrié, puis les Thimonier père puis fils.

coj19823350501h

Guy Fréquelin. 1979

C'est lui qui aura l'honneur de piloter le prototype noir, puis de mener la Renault 5 Turbo à son premier rallye, le Tour d'Italie 1979.

Il y signera un premier et historique temps scratch pour sa première sortie, devant une concurrence redoutable !

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Alain Serpaggi .2006

Pilote d'essais d'Alpine, du Berex et de Renault Sport, Alain Serpaggi est sans conteste l'homme ayant parcouru le plus de kilomètres au volant de cette voiture,

et ceci à tous les stades de son développement, des prototypes à ceux de présérie, puis ensuite en rallye et en circuit.

 

Patrick Landon. 1988

Directeur du département rallyes de Renault Sport, Patrick Landon a fait courir les voitures d'usine et beaucoup aidé les indépendants qui roulaient en Renault 5 Turbo.

Aidé de l'ingénieur François Bernard et des motoristes Bozian, il a su constituer une équipe soudée et victorieuse.

 

François Chatriot .1987

Ce pilote éclectique, venu dès 1982 au pilotage de Renault 5 Turbo, remporta le Tour de France automobile en 1986 sur cette voiture d'exception,

associé à Tilber. Manquant parfois de chance, il devra changer de marque pour accéder au titre mérité de champion de France des Rallyes.

coj19873100501h

Jean Luc Thérier.1975

Ce pilote acrobate quatre fois champion de France dont en 1982 sur Renault 5 Turbo peut être considéré comme le virtuel champion du Monde des rallyes en 1973 sur Alpine.

Au volant d'une Renault 5 Turbo, comme à celui d'une berlinette, il était difficile à suivre et impossible à dépasser !

 

Bruno Saby .1982

C'est en 1981 que Bruno Saby, pilote grenoblois avide de victoires, est devenu champion de France des rallyes sur Renault 5 Turbo, après une série de victoires impressionnante :

Lyon Charbonnières, Lorraine et Mont Blanc !

 

 

 

 

 

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